Indemnité kilométrique 2026 : quels montants appliquer à partir du 1er avril ?

9 avril 2026

À partir du 1er avril 2026, un nouveau montant de l’indemnité kilométrique entre en vigueur. Cette adaptation, bien que légère, s’inscrit dans un mécanisme plus large d’indexation visant à suivre l’évolution des coûts, notamment ceux liés au carburant. Pour les employeurs, il est essentiel de bien comprendre les règles applicables afin d’assurer une gestion conforme et optimale des remboursements de frais professionnels. Dans cet article, nous faisons le point sur les montants en vigueur, les systèmes d’indexation existants et les obligations qui en découlent.

Qu’est-ce que l’indemnité kilométrique ?

L’indemnité kilométrique est une compensation financière que l’employeur peut accorder à un travailleur qui utilise son véhicule privé (voiture, moto ou cyclomoteur) dans le cadre de déplacements professionnels. Elle vise à couvrir les frais liés à l’utilisation du véhicule, tels que le carburant, l’usure, l’entretien ou encore l’assurance.

Lorsqu’elle respecte certains plafonds fixés par l’administration, cette indemnité est considérée comme un remboursement de frais propres à l’employeur. Elle est alors exonérée d’impôts et de cotisations sociales, ce qui en fait un outil intéressant tant pour l’employeur que pour le travailleur.

Indexation trimestrielle : une adaptation plus réactive

Depuis le 1er octobre 2022, le montant de l’indemnité kilométrique peut être indexé sur une base trimestrielle. Ce système a été mis en place afin de mieux refléter les fluctuations rapides des prix, notamment du carburant.

À partir du 1er avril 2026, le montant de l’indemnité kilométrique trimestrielle est fixé à 0,4327 EUR/km (montant sous réserve).

Pour rappel :

  • Du 1er janvier 2026 au 31 mars 2026 : 0,4326 EUR/km
  • Du 1er avril 2026 au 30 juin 2026 : 0,4327 EUR/km

Tant que l’indemnité versée ne dépasse pas ce plafond, elle reste exonérée de cotisations ONSS et d’impôts.

Indexation annuelle : une alternative stable

En parallèle du système trimestriel, il existe un système d’indexation annuelle. Celui-ci offre davantage de stabilité et peut être privilégié par certains employeurs.

Pour la période du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026, le montant de l’indemnité kilométrique annuelle est fixé à 0,4449 EUR/km.

Comme pour le système trimestriel, ce montant constitue également un plafond fiscal et social. En dessous de celui-ci, l’indemnité est considérée comme un remboursement de frais non imposable.

Choisir entre indexation trimestrielle et annuelle

Les employeurs disposent d’une certaine liberté dans le choix du système à appliquer, sauf si leur secteur prévoit des règles spécifiques.

Deux options sont possibles :

  • Le système trimestriel : plus flexible et aligné sur les réalités économiques actuelles
  • Le système annuel : plus stable, avec un montant fixé pour une période d’un an

Attention toutefois : si vous optez pour le système annuel, vous devez l’appliquer sur toute la période concernée, soit du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026. Il n’est pas possible de basculer vers le système trimestriel en cours de période. Le changement ne pourra intervenir qu’à partir du 1er juillet 2026.

Ce choix doit donc être mûrement réfléchi, notamment en fonction de votre politique interne et de l’évolution des coûts.

Posez-nous la question

Une obligation pour l’employeur ?

Au-delà de la question des montants, se pose celle de l’obligation d’octroyer une indemnité kilométrique.

En principe, l’employeur doit fournir à ses travailleurs les moyens nécessaires pour exécuter leur travail. Dès lors, si un travailleur utilise son véhicule privé pour des déplacements professionnels, les frais engagés doivent être pris en charge.

Dans la pratique, plusieurs situations peuvent se présenter :

  • Votre commission paritaire impose une indemnité : vous devez respecter les montants et règles fixés
  • Votre secteur fait référence à un arrêté royal :
    • Arrêté récent (2017) → application du système trimestriel
    • Ancien arrêté (1965) → application du système annuel
  • Aucune disposition sectorielle : vous êtes libre de choisir entre les deux systèmes

Il est donc indispensable de vérifier les règles applicables dans votre secteur avant de prendre une décision.

Pourquoi ces adaptations sont importantes ?

Même si la variation entre les montants peut sembler minime, elle peut avoir un impact significatif à grande échelle, notamment pour les entreprises dont les travailleurs effectuent de nombreux déplacements.

Une mauvaise application des montants peut entraîner :

  • Une requalification en rémunération imposable
  • Des cotisations sociales supplémentaires
  • Des risques en cas de contrôle

À l’inverse, une gestion correcte permet d’optimiser les coûts tout en restant conforme à la législation.

Conclusion

L’indemnité kilométrique reste un élément clé dans la gestion des frais professionnels. Avec l’indexation trimestrielle et annuelle, les employeurs disposent aujourd’hui de plusieurs options pour adapter leur politique interne.

Toutefois, ces choix doivent être faits avec prudence, en tenant compte des obligations sectorielles et des implications fiscales et sociales.

👉 Vous avez des questions ou souhaitez vérifier votre situation ? Nous vous accompagnons pour sécuriser vos pratiques et optimiser votre gestion des frais professionnels.

N'hésitez pas à nous contacter

Sources

  • Circulaire 2023/C/78 relative à l’indemnité kilométrique pour les déplacements de service
  • Circulaire n° 754 du 12 juin 2025 – Adaptation du montant de l’indemnité kilométrique (M.B., 20 juin 2025)
Indemnité kilométrique 2026 : quels montants appliquer à partir du 1er avril ?

Articles récents

Restez informés en suivant nos actualités.

Envie de recevoir nos actualités dans votre boite mail ?